Patrice Duret

Duret, Patrice

Né à Genève en 1965, Patrice Duret partage ses activités entre l'écriture, l'édition et le métier de bibliothécaire. Il a fondé en 2004 les éditions de poésie Le Miel de l'Ours. Patrice Duret a reçu le Prix Édouard Rod 2006 et le Prix Pittard de l'Andelyn-Découverte 2005 pour Le Chevreuil.

Bibliographie

  • Pixel Corazón. Poèmes, Perly-Genève, Éditions des Sables, 2014.
  • Digicode songs, Haguenau, Editions de la Crypte, 2014.
  • Joueur de pives, Couverture : photographie de Bernard Bachten; postface de Sylvain Thévoz, Grand-Saconnex, Samizdat, 2014.
  • Uriance, avec Patrice Duret, Genève, Le Miel de l'Ours, 2014.
  • Les Sanglots du Sanglier, avec Patrice Duret, Genève, Le Miel de l'Ours, 2013.
  • Poète Sacré Boulot, avec Sylvain Thévoz, Genève, Le Miel de l'Ours, 2013.
  • Le Fort de l’Ermitage, Genève, Le Miel de l'Ours, 2012.
  • Courroies Arrobase Frontières, avec Patrice Duret, Coécriture: Patrice Duret, Genève, Le Miel de l'Ours, 2010.
  • L’Exil aux chemises mouillées, Genève, Samizdat, 2010.
  • Les Ravisseuses, Genève, Zoé, 2008.
  • L’Ours est faillible. Poèmes, avec une lettre de Jacques Chessex, Grand-Saconnex, Le Miel de l'Ours, 2006.
  • Le Chevreuil, Genève, Zoé, 2004.
  • Décisif, Genève, Zoé, 1997.
L'Exil aux chemises mouillées
L'Exil aux chemises mouillées

Auteur de romans et de récits aux Éditions Zoé, poète, Patrice Duret a fondé et dirige une excellente petite maison d’édition genevoise, entièrement consacrée à la poésie (Le Miel de l’Ours). L’Exil aux chemises mouillées est charpenté par une structure très solide – poèmes composés chacun de trois quatrains de quatre pieds – où «dans leur cadre grillagé, les mots gambadent, sautent d’une ligne à l’autre, d’un sens à l’autre» (Claire Krähenbühl). Ce mouvement n’est pas uniquement verbal, car l’auteur nous livre un carnet de route de «l’errancier», pèlerin qui saurait «se lester, faire ses bagages ». Une fois le voyage amorcé, il profite de chaque bribe d’humanité, de chaque rencontre ou soubresaut, pour « écrire la vie [...] / Bon gré bon verbe / me danse au nez / Le carnaval / des p’tites ratures». Si la posture du baroudeur foncièrement modeste et humaniste est peut-être un brin éculée («et disparaître / Un jour peut-être / Ou bien jamais/Trajetretour»), la finesse musicale de ces vers laisse une trace persistante dans la mémoire du lecteur.

Pierre Lepori